Prière de mon coeur
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M’ami, je vous en prie,
Veuillez tendre l’oreille à la joie de mon cœur :
Lorsque vous quittez dès matines notre couche
Pour vaquer aux taches de votre quotidien,
Que vous vous inclinez pour poser sur ma bouche
La vôtre et que mêlez votre sillage au mien,
M’ami, je vous en prie,
Veuillez tendre l’oreille à la joie de mon cœur.
La porte refermée sur notre nid d’amour,
Vous cessez d’être mien. Dès lors appartenez
A vos travaux des champs, semailles et labours,
Pour moissonner le grain dont vous nous nourrissez.
M’ami, je vous en prie,
Veuillez tendre l’oreille à la joie de mon cœur.
Puis quand s’est fait entendre au clocher l’angélus,
Le soleil au zénith invitant au festin,
Vous prononcez à notre table l’orémus,
Tout en traçant la croix sur la croûte du pain,
M’ami, je vous en prie,
Veuillez tendre l’oreille à la joie de mon cœur,
Vous qui m’avez appris comment tenir les livres
Et daigné m’accorder l’entière confiance,
Pouvez être fier de constater que les vivres
Abondent aux greniers et permettent bombance.
M’ami, je vous en prie,
Veuillez tendre l’oreille à la joie de mon cœur.
Voici que les vêpres annoncent le repos
Après rude journée consacrée au labeur.
Quand notre nid d’amour nous accueille à nouveau,
Veuillez tendre l’oreille à la joie de mon cœur !
Veuillez tendre l’oreille à la joie de mon cœur :
Lorsque vous quittez dès matines notre couche
Pour vaquer aux taches de votre quotidien,
Que vous vous inclinez pour poser sur ma bouche
La vôtre et que mêlez votre sillage au mien,
M’ami, je vous en prie,
Veuillez tendre l’oreille à la joie de mon cœur.
La porte refermée sur notre nid d’amour,
Vous cessez d’être mien. Dès lors appartenez
A vos travaux des champs, semailles et labours,
Pour moissonner le grain dont vous nous nourrissez.
M’ami, je vous en prie,
Veuillez tendre l’oreille à la joie de mon cœur.
Puis quand s’est fait entendre au clocher l’angélus,
Le soleil au zénith invitant au festin,
Vous prononcez à notre table l’orémus,
Tout en traçant la croix sur la croûte du pain,
M’ami, je vous en prie,
Veuillez tendre l’oreille à la joie de mon cœur,
Vous qui m’avez appris comment tenir les livres
Et daigné m’accorder l’entière confiance,
Pouvez être fier de constater que les vivres
Abondent aux greniers et permettent bombance.
M’ami, je vous en prie,
Veuillez tendre l’oreille à la joie de mon cœur.
Voici que les vêpres annoncent le repos
Après rude journée consacrée au labeur.
Quand notre nid d’amour nous accueille à nouveau,
Veuillez tendre l’oreille à la joie de mon cœur !
