Au sortir de l’été
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Au sortir de l’été nous sommes
(Bien que nanti dans un pays nanti où les plèvres si fragiles, des décennies restées closes, n’ont pas souillé de pus les draps parfumés de paix)
A entendre à nouveau
En la profonde tanière des gorges
Des remous de mots boueux
Injectés de sang, à la puante fourrure
Attendant leur monture
De haine, de feux, de crachats,
D’armes tranchantes
Et l’hallali de la forme humaine
Pétriras-tu aussi dans ton âme
Cette boue humaine où d’anciens voisins
D’anciens amis, des frères, des sœurs
Souvent se vautrèrent jusqu’au cœur ?
Ou bien derrière le mur
Blotti au creux de ta famille
Me verras-tu m’y vautrer jusqu’à l’âme ?
J’aurais tant aimé te parler
Du ventre des femmes
Qui façonnent des visages d’enfants
De l’été qui dégringole
La chevelure des arbres
De l’espoir d’un blé fertile,
Dans les contrées de l’oubli
Des mains glorieuses
Tendues vers un balcon ensoleillé
Mais je ne n’ai plus ce courage
A genoux dans l’arrière-saison
Je n’ai plus le courage de te mentir
(Bien que nanti dans un pays nanti où les plèvres si fragiles, des décennies restées closes, n’ont pas souillé de pus les draps parfumés de paix)
A entendre à nouveau
En la profonde tanière des gorges
Des remous de mots boueux
Injectés de sang, à la puante fourrure
Attendant leur monture
De haine, de feux, de crachats,
D’armes tranchantes
Et l’hallali de la forme humaine
Pétriras-tu aussi dans ton âme
Cette boue humaine où d’anciens voisins
D’anciens amis, des frères, des sœurs
Souvent se vautrèrent jusqu’au cœur ?
Ou bien derrière le mur
Blotti au creux de ta famille
Me verras-tu m’y vautrer jusqu’à l’âme ?
J’aurais tant aimé te parler
Du ventre des femmes
Qui façonnent des visages d’enfants
De l’été qui dégringole
La chevelure des arbres
De l’espoir d’un blé fertile,
Dans les contrées de l’oubli
Des mains glorieuses
Tendues vers un balcon ensoleillé
Mais je ne n’ai plus ce courage
A genoux dans l’arrière-saison
Je n’ai plus le courage de te mentir
