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Frantz schubert
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Accordant leur talent et leur idéalisme
Les chantres de l’amour et le grand musicien
Harmonisent les arts au cœur du romantisme

Des rondeaux, des arias sous les doigts magiciens
Du génial créateur joyeusement s’envolent
Vers des temps à venir dans un hymne aérien

Le club des schubertiens au zénith caracole
Odes et madrigaux bercées de mélodies
Précèdent l’opéra, suivent les barcarolles

Hélas, perfidement survient la maladie
La gaieté s’est enfuie des folles schubertiades
Le spleen et la douleur rongent ce paradis

Le souffle inspirateur toujours en embuscade
Fait naître des lieder tristes et délicieux
Le Voyage d’Hiver, des quatuors en cascades

Mille œuvres voient le jour d’un souffle prodigieux
La muse qui le guide a pour nom Melpomène
Et le feu qui l’anime est un don mystérieux

Du piano à son lit où les douleurs l’enchaînent
Il œuvre incessamment jusqu’à son agonie
En sombres adagios, poignantes cantilènes

Il a glissé son mal entre ses harmonies
Deux siècles après sa mort ses fervents interprètes
Dans ses anciens tourments avec lui communient
Frantz Schubert (1797 - 1828) a composé plus de mille oeuvres malgré sa mort prématurée. Il était entouré de nombreux poètes dont Novalis, Friedrich Schlegel, Leitner, Seidi, Schielze, Rellstab et Heinrich Heine. Atteint de syphilis, sa santé s'est délabrée ; il a succombé à une typhoïde

© Poème posté le 10/12/2021 par Cardaline

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