Entre tes mains
6
Il m’est des jours parfois de fièvre
Où ma main me paraît immense
Et ne peut frôler qu’à distance
L’infuse grâce de tes lèvres.
Il en est d’autres consternés
Où même ouverte elle est petite
Pour contenir en sa limite
Ce que mon cœur voudrait donner.
Mais ce n’est qu’entre tes mains sûres
Qu’enfin ell' me semble ajustée,
Quand menée à ta chevelure
Qu’elle entreprend de dénouer,
Elle glisse sur ton visage
Aussi légère qu’une plume,
Tremblant un peu à son passage,
Saisie du feu qu’elle y allume.
Où ma main me paraît immense
Et ne peut frôler qu’à distance
L’infuse grâce de tes lèvres.
Il en est d’autres consternés
Où même ouverte elle est petite
Pour contenir en sa limite
Ce que mon cœur voudrait donner.
Mais ce n’est qu’entre tes mains sûres
Qu’enfin ell' me semble ajustée,
Quand menée à ta chevelure
Qu’elle entreprend de dénouer,
Elle glisse sur ton visage
Aussi légère qu’une plume,
Tremblant un peu à son passage,
Saisie du feu qu’elle y allume.
