Qui est-elle pour que sans être ciel,
Elle soit d’un horizon l’infini,
Au vaste ciel cet azur essentiel
Au flanc duquel un albatros s’enfuit ?
Qui est-elle sur le blanc d’un silence
Pour déposer mille et une couleurs,
Et sous ma page, comme en transparence,
Le mystère d’un calice de fleur ?
Qui est-elle pour que sans être étoile,
Elle soit un miroir quand vient la nuit
Où j’aperçois mon âme sans un voile,
Délivrée du trouble qui la conduit ?
Je sais juste qu’inclinée sur mon cœur
Et son roc moiré qui s’en émerveille,
Elle répand de sublimes lueurs
Jusqu’au moindre recoin qu’elle ensoleille.
