Je rêverais avoir racines
4
Je rêverais avoir racines
Pour rester au sol bien rivé,
Sur l’échine de ma colline
Et son autan, je t’attendrais...
Je serais pin, chêne ou bien hêtre
Que l’été tenterait brûler,
Que l’automne tordrait peut-être
Et l’hiver voudrait pétrifier
Mais dès les premiers chers élans
De gais ramages assortis,
Le chahut jovial du printemps
Me rendrait force, joie et vie
Et chaque fois, poussant plus droit,
Que soit le ciel fête ou bien pleurs,
J’arrondirais mes bras de bois,
Saisi d’une amoureuse ardeur :
Tu viendrais chercher la caresse
De ma ramure déployée
Où l’oiseau cache son ivresse,
Qui serait mienne en vérité
Et aurait la paix des nuages,
Goût de mer quand porte le vent,
Te portant du sel au visage
Le bleu de tes yeux, le voilant.
De mes rameaux à mes racines,
T’ayant contre moi appuyée,
Tout là-haut sur notre colline,
Plus que jamais, je frémirais.
Pour rester au sol bien rivé,
Sur l’échine de ma colline
Et son autan, je t’attendrais...
Je serais pin, chêne ou bien hêtre
Que l’été tenterait brûler,
Que l’automne tordrait peut-être
Et l’hiver voudrait pétrifier
Mais dès les premiers chers élans
De gais ramages assortis,
Le chahut jovial du printemps
Me rendrait force, joie et vie
Et chaque fois, poussant plus droit,
Que soit le ciel fête ou bien pleurs,
J’arrondirais mes bras de bois,
Saisi d’une amoureuse ardeur :
Tu viendrais chercher la caresse
De ma ramure déployée
Où l’oiseau cache son ivresse,
Qui serait mienne en vérité
Et aurait la paix des nuages,
Goût de mer quand porte le vent,
Te portant du sel au visage
Le bleu de tes yeux, le voilant.
De mes rameaux à mes racines,
T’ayant contre moi appuyée,
Tout là-haut sur notre colline,
Plus que jamais, je frémirais.
