Le médaillon
2
Le lointain se voile et l’ombre grandit
Sur la cime ventée des frondaisons,
On entend clair le concert qui pépie
D’anxieuses fauvettes en leur balcon.
La campagne en prière s’agenouille
Au flagrant signal d’une humidité
Dont le pesant couvercle teint de rouille
Les feuilles d'un arbre au coin du sentier.
Frissonnante, la plage désertée,
Dans l’écho des vagues et leurs tourbillons
S’ébroue de cette fraîcheur déposée
Qui ternit de ses dunes l’ardent blond.
L’air tient dans sa mante de soleil pâle
La rare clarté de rayons de suif
Complices d’un automne dont la malle
S’ouvre, avec force murmures plaintifs
Et le ciel lui-même le cœur serré,
Les trésors de l’été en médaillon,
Pleure ce visage qu’il a aimé,
A grosses gouttes lui perlant du front.
Sur la cime ventée des frondaisons,
On entend clair le concert qui pépie
D’anxieuses fauvettes en leur balcon.
La campagne en prière s’agenouille
Au flagrant signal d’une humidité
Dont le pesant couvercle teint de rouille
Les feuilles d'un arbre au coin du sentier.
Frissonnante, la plage désertée,
Dans l’écho des vagues et leurs tourbillons
S’ébroue de cette fraîcheur déposée
Qui ternit de ses dunes l’ardent blond.
L’air tient dans sa mante de soleil pâle
La rare clarté de rayons de suif
Complices d’un automne dont la malle
S’ouvre, avec force murmures plaintifs
Et le ciel lui-même le cœur serré,
Les trésors de l’été en médaillon,
Pleure ce visage qu’il a aimé,
A grosses gouttes lui perlant du front.
