Même une chatte
J’suis heureux comme on l’est
Quand on met tout en cause.
À part ça, mon jardin
Est infesté de roses
Aux épines tranchantes
Et jamais rétractiles.
On dit que ça enchante.
Moi, ça me semble débile.
Je m’y promène parfois
En faisant plutôt gaffe,
Car ma vie intérieure
Est sans cesse mise à sac.
Je suis un vrai casse-cou.
Je me connais par cœur.
J’ai une fenêtre ouverte
Sur les grandes profondeurs.
L’essentiel de ma vie
Se passe entre quatre murs.
J’entends en moi l’écho
Comme d’un divin murmure.
Curieusement, les sons
Ont de fortes dissonances.
C’est par charretées entières
Que j’en perçois le sens.
J’suis heureux, mais la vie
Reprend vite ses droits.
Le vide baye en moi.
Quand vais-je donc guérir ?
Les guéguerres en dentelles
Ont toujours la vie dure.
Une chatte n’y retrouverait
Même sa progéniture.
Quand on met tout en cause.
À part ça, mon jardin
Est infesté de roses
Aux épines tranchantes
Et jamais rétractiles.
On dit que ça enchante.
Moi, ça me semble débile.
Je m’y promène parfois
En faisant plutôt gaffe,
Car ma vie intérieure
Est sans cesse mise à sac.
Je suis un vrai casse-cou.
Je me connais par cœur.
J’ai une fenêtre ouverte
Sur les grandes profondeurs.
L’essentiel de ma vie
Se passe entre quatre murs.
J’entends en moi l’écho
Comme d’un divin murmure.
Curieusement, les sons
Ont de fortes dissonances.
C’est par charretées entières
Que j’en perçois le sens.
J’suis heureux, mais la vie
Reprend vite ses droits.
Le vide baye en moi.
Quand vais-je donc guérir ?
Les guéguerres en dentelles
Ont toujours la vie dure.
Une chatte n’y retrouverait
Même sa progéniture.
Texte extrait de "Cahier d'un homme de l'ombre"
