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L’amour se meurt
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Lui ne veut plus l’aimer, elle ne peut y croire.
Les années ont fait d’eux de fervents partenaires,
Sans signer de contrat, chacun à ses affaires,
Satisfaits de n’avoir jamais connu d’histoire.

Les années ont fait d’eux de fervents partenaires,
Quand bien même la vie ne fut pas sans déboire.
Satisfaits de n’avoir jamais connu d’histoire,
Les soucis de parcours sont des faits ordinaires.

Quand bien même la vie ne fut pas sans déboire,
Ils voguent de concert en amants solidaires,
Les soucis de parcours sont des faits ordinaires,
Lui, le peintre obsédé, elle, son exutoire.

Ils voguent de concert en amants solidaires,
L’art pour seule passion, le reste dérisoire,
Lui, le peintre obsédé, elle, son exutoire,
Elle aime sans ciller cet homme atrabilaire.

L’art pour seule passion, le reste dérisoire,
Il ne prend jamais garde à ses larmes amères.
Elle aime sans ciller cet homme atrabilaire,
Refoulant ses griefs au fond de sa mémoire.

Il ne prend jamais garde à ses larmes amères,
Résolu d’en finir un jour sans moratoire.
Refoulant ses griefs au fond de sa mémoire,
Il fait la sourde oreille à ses humbles prières.

Résolu d’en finir un jour sans moratoire,
Le verdict est tombé, dru comme une rapière,
Il fait la sourde oreille à ses humbles prières.
Lui ne veut plus l’aimer, elle ne peut y croire…
Pantoum inspiré par un tableau jugé art dégénéré, peint par Egon Schiele, dit «l’enfant maudit» https://www.museumtv.art/artnews/artistes/egon-schiele-lenfant-maudit/
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© Poème posté le 31/08/2021 par Oxalys

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