Chanson d'exil un soir d'été
5
Triolet
Dans la lenteur d’un soir d’été,
On crut soudain la lyre entendre,
Car le temps s’était arrêté.
Dans la lenteur d’un soir d’été,
Le vol des oiseaux, effleuré,
S’en vint au vide se suspendre.
Dans la lenteur d’un soir d’été,
On crut soudain la lyre entendre.
Dans le lointain quelqu’un chantait,
D’une voix tranquille et profonde,
Et la terre chaude écoutait.
Dans le lointain quelqu’un chantait,
Et sa mélodie se posait
Au creux de l’herbe vagabonde.
Dans le lointain quelqu’un chantait,
D’une voix tranquille et profonde.
« Ô mon pays que j’ai perdu,
Tu restes ma secrète flamme
Sous cet horizon inconnu.
Ô mon pays que j’ai perdu,
Toi qui ne m’as pas retenu,
Tu es ma blessure, mon âme.
Ô mon pays que j’ai perdu,
Tu restes ma secrète flamme. »
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