Au loin, sur la falaise que titille la prémice
De son arcane orangée à la douceur du matin
Nos mémoires s'inclinent sur la toile en satin
De nos vingt ans, au blanc pur des lys.
Point de secret, de bavardage , d'artifice
Au loin sur la falaise ; l'écume épouse le destin
Tel le baiser déposé sur le baldaquin
Par les lèvres aimées , au gout de jadis.
Nous savourons nos souvenirs, en mirant demain
De la fraicheur de la rosée et du sable fin
Que l'embrun caresse à l'absence.
Les anges, m'entourent de leurs ailes déployées
Ce recueil de splendeur apaise la larme câlinée
Déposée sur le parchemin de la confidence...
Au loin, sur la falaise.
