Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

Le boeuf

je ne sers plus aux champs à tracer les sillons
Je passe l’été au pré et l’hiver à l’étable
je me remplis la panse pour finir à la table
entre deux tranches de pain et des rondelles d’oignons

Béni soit le tracteur qui m’affranchit du joug
Pour que je gagne du poids que je fasse bonne figure
j’ai un vétérinaire qui me fait des piqûres
Sensées me faire du bien ça me donne des bajoues

Lentement je me me meus vrai je manque d’entrain
Si parfois je rumine à voir passer les trains
je ne discute de rien il y a des hommes qui pensent
ils me traitent comme leur chien et c’est ma récompense

Ils s'occupent de ma mort me couvent de tendres soins
M’élèvent dans un écrin me sortent comme un bijou
Bien qu’ils se servent de moi un peu comme d’un joujou
J’ignore tous ceux qui disent bête à manger du foin

Alain

© Poème posté le 04/07/2021 par Recreation

...
× Illustration agrandie