Buste de Baudelaire
Baudelaire, à l’ombre d’un marronnier superbe,
Baisse le regard sur une vaste pelouse.
Les pies du jardin du Luxembourg vont sur l’herbe,
Picorent au pied du buste en pierre à pas de douze.
L’univers s’agrège dans son ardent sanglot.
Un pulse en hauteur de soir, d’aube et de saisons
Roule sur le papier comme fièvre de peau.
Tout au fond de l’éther, les mondes tournent en rond.
Entre le sombre et le clair, la ligne découpe
L’espace en deux âges qui aux yeux d’une loupe
Font naître un monticule éclatant de progrès.
J’entends le son cassé de ces multiples voix
Qui distillent un chemin chaotique aux apprêts
D’esprit, d’ondes et de lampes sur son front droit.
Baisse le regard sur une vaste pelouse.
Les pies du jardin du Luxembourg vont sur l’herbe,
Picorent au pied du buste en pierre à pas de douze.
L’univers s’agrège dans son ardent sanglot.
Un pulse en hauteur de soir, d’aube et de saisons
Roule sur le papier comme fièvre de peau.
Tout au fond de l’éther, les mondes tournent en rond.
Entre le sombre et le clair, la ligne découpe
L’espace en deux âges qui aux yeux d’une loupe
Font naître un monticule éclatant de progrès.
J’entends le son cassé de ces multiples voix
Qui distillent un chemin chaotique aux apprêts
D’esprit, d’ondes et de lampes sur son front droit.
