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Cielée
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Feu sa joue (un parfum d’ivresse exponentielle)
Au ponant, réveillée,
Sur un membre amputé, giclait sa torrentielle
Douceur ; émerveillée
De renaître, edelweiss impromptu, d’aucun ciel,
Ni d’aucun fun enfer souillé,
D’ainsi frôler la pierre, un os artificiel,
Sur une autre terre, éveillé :

Ici, tout n’est que poudre : ors, grains purs, émaillés
De coraux démentiels,
Les sens ont la candeur des serpents enrayés
Des gouffres matriciels,
Au fond desquels l’écho de ces voix éraillées
Quasi confidentielles,
Transfixe les tympans ; les écoutes baillées,
Pour le faîte, essentielles.

© Poème posté le 20/06/2021 par Lau

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