Vers sereins
5
Il faut quelques vers de justesse
Pour accepter que c’est son tour,
Qu’approche feutrée la vieillesse
Au son subtil de son tambour :
D’une main on tient cette vie
Qui chatoie doucement encore
Quand l’autre étreint, évanoui,
Ce qu’elle fut, multicolore.
Il les faut vaillants et sans peur
Pour saisir que l’or de l'étoile
Qui couvrit le fond de nos cœurs
Est toujours là, mais sous un voile,
Que le vent est ce compagnon
Bien à propos qui sait tourner
De sa calme respiration
Les pages bleues de nos pensées.
Assis sur le rebord du soir
Comme au fauteuil de cinéma,
Il faut quelques vers, pas si noirs
Pour percer tout de tout cela
Et apprécier, parce qu’on les aime,
Ces heures venues pas à pas,
Restant sereins dans nos poèmes
Si triste devient notre état.
Pour accepter que c’est son tour,
Qu’approche feutrée la vieillesse
Au son subtil de son tambour :
D’une main on tient cette vie
Qui chatoie doucement encore
Quand l’autre étreint, évanoui,
Ce qu’elle fut, multicolore.
Il les faut vaillants et sans peur
Pour saisir que l’or de l'étoile
Qui couvrit le fond de nos cœurs
Est toujours là, mais sous un voile,
Que le vent est ce compagnon
Bien à propos qui sait tourner
De sa calme respiration
Les pages bleues de nos pensées.
Assis sur le rebord du soir
Comme au fauteuil de cinéma,
Il faut quelques vers, pas si noirs
Pour percer tout de tout cela
Et apprécier, parce qu’on les aime,
Ces heures venues pas à pas,
Restant sereins dans nos poèmes
Si triste devient notre état.
