L’origine du feu
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Il niche au fond des trous et dans l’antre du cœur,
Arraché du ciel, il répand sa morsure,
L’arbre en forêt apprend à craindre sa couleur,
Cet étrange animal dompté par la brûlure.
L’on a cherché partout son nid abandonné,
La crevasse primaire abritant ses lumières,
L’origine invisible, il meurt où il est né,
Il avance sans ombre ignorant les frontières.
L’un a dit : « Dieu seul nous a remis son sort »
L’homme se cru béni, pardonné dans son tort,
Et libre d’en choisir l’horrible ou noble usage.
Peut-être aussi qu’au pied d’un ange il fut volé,
L’évadé des cieux qui, mal gardé, ravage,
Tapis dans la chaumière, en l’astre désolé.
Arraché du ciel, il répand sa morsure,
L’arbre en forêt apprend à craindre sa couleur,
Cet étrange animal dompté par la brûlure.
L’on a cherché partout son nid abandonné,
La crevasse primaire abritant ses lumières,
L’origine invisible, il meurt où il est né,
Il avance sans ombre ignorant les frontières.
L’un a dit : « Dieu seul nous a remis son sort »
L’homme se cru béni, pardonné dans son tort,
Et libre d’en choisir l’horrible ou noble usage.
Peut-être aussi qu’au pied d’un ange il fut volé,
L’évadé des cieux qui, mal gardé, ravage,
Tapis dans la chaumière, en l’astre désolé.
