Seul dans les vergers
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Tarder, dans la lumière blanche de la plaine,
Proche en proche, sur le flanc des collines.
Je passerai près des lustres, boussole en main.
Dans des langues de fumées basses,
Couchées, fluides, entre les vergers oubliés
Des femmes qui les avaient plantés.
Un tapis de graines et de fruits pourris.
Chercher. Pour se nourrir, fouiller et boire,
Dans les trous d’eau, et de terre.
Se permettre de penser au jour d’après,
A celui où des pans de murs déconstruits
Dans le temps, et trop de pluies,
Seront les abris de celles qui restent
Dans les villages assombris
Par des jours sans soleil.
Je me suis encore perdu.
Proche en proche, sur le flanc des collines.
Je passerai près des lustres, boussole en main.
Dans des langues de fumées basses,
Couchées, fluides, entre les vergers oubliés
Des femmes qui les avaient plantés.
Un tapis de graines et de fruits pourris.
Chercher. Pour se nourrir, fouiller et boire,
Dans les trous d’eau, et de terre.
Se permettre de penser au jour d’après,
A celui où des pans de murs déconstruits
Dans le temps, et trop de pluies,
Seront les abris de celles qui restent
Dans les villages assombris
Par des jours sans soleil.
Je me suis encore perdu.
