L'animal en cage
1
Il n’eut fallu qu’un signe et nous étions réveillés,
Percevant la lumière sous nos paupières fermées,
Il n’eut fallu qu’un rêve pour rester enfermés,
Dans la cage dorée, offerte par nos ainés.
Et l’or aurait fondu, laissant les barreaux nus,
Puis emplis de regrets, il n’en restera que,
Des morceaux de fer blanc, rongés par bien des temps.
Mais il y eut un temps où ce fer fut à la terre,
Un temps où ces barreaux n’étaient qu’en fait de l’air,
Un temps où nulle cage n’aurait sût nous garder,
Mais ce n’est qu’un mirage et il n’y a pas de clé.
Et si nous nous réveillions, un matin sans brume,
Tous là sous le soleil, libérés de nos chaînes,
Laissées sur le chemin, non sans cette amertume,
Qui nous rappelle pourtant qu’elles nous causaient grand peine.
Nous sommes là silencieux, piégés et bien contents,
Sans penser simplement à nos milliers d’enfants,
Rêvant juste d’un soir, puis d’un matin de paix,
En dehors de cette cage où ils ne sont pas nés.
Percevant la lumière sous nos paupières fermées,
Il n’eut fallu qu’un rêve pour rester enfermés,
Dans la cage dorée, offerte par nos ainés.
Et l’or aurait fondu, laissant les barreaux nus,
Puis emplis de regrets, il n’en restera que,
Des morceaux de fer blanc, rongés par bien des temps.
Mais il y eut un temps où ce fer fut à la terre,
Un temps où ces barreaux n’étaient qu’en fait de l’air,
Un temps où nulle cage n’aurait sût nous garder,
Mais ce n’est qu’un mirage et il n’y a pas de clé.
Et si nous nous réveillions, un matin sans brume,
Tous là sous le soleil, libérés de nos chaînes,
Laissées sur le chemin, non sans cette amertume,
Qui nous rappelle pourtant qu’elles nous causaient grand peine.
Nous sommes là silencieux, piégés et bien contents,
Sans penser simplement à nos milliers d’enfants,
Rêvant juste d’un soir, puis d’un matin de paix,
En dehors de cette cage où ils ne sont pas nés.
