D'hier et d'eau
3
Ah je voudrais oublier les paroles
Qui autrefois conjuraient le grand froid
De ma solitude quand sa gondole
Me menait par de longs canaux étroits.
Ma main cherche sans ne trouver plus rien.
Hier ma poche était tellement pleine !
Tout ce que désormais elle contient
N’est que de l’ennui, salé de ma peine.
Elle affirmait que mes yeux ressemblaient
Dans un océan, à des poissons verts...
Et moi je croyais ce qu’elle disait,
J’habitais ce royaume en pleine mer.
Comme une harpe soupirant d’amour,
Le vent jetait ses larmes dans la brise
Et nos corps les cueillaient dans le velours
Des vagues avant qu’elles ne se brisent.
Aujourd’hui, mon regard est retourné
A l’aspect qu’il a toujours eu au fond :
Une grotte pleinement émergée
Inapte à piéger quelconque poisson.
Oui je voudrais disperser ces paroles
Et guérir enfin du son d’une voix...
Mais son écho reste une flèche folle
D’hier et d’eau, qui me foudroie parfois.
Qui autrefois conjuraient le grand froid
De ma solitude quand sa gondole
Me menait par de longs canaux étroits.
Ma main cherche sans ne trouver plus rien.
Hier ma poche était tellement pleine !
Tout ce que désormais elle contient
N’est que de l’ennui, salé de ma peine.
Elle affirmait que mes yeux ressemblaient
Dans un océan, à des poissons verts...
Et moi je croyais ce qu’elle disait,
J’habitais ce royaume en pleine mer.
Comme une harpe soupirant d’amour,
Le vent jetait ses larmes dans la brise
Et nos corps les cueillaient dans le velours
Des vagues avant qu’elles ne se brisent.
Aujourd’hui, mon regard est retourné
A l’aspect qu’il a toujours eu au fond :
Une grotte pleinement émergée
Inapte à piéger quelconque poisson.
Oui je voudrais disperser ces paroles
Et guérir enfin du son d’une voix...
Mais son écho reste une flèche folle
D’hier et d’eau, qui me foudroie parfois.
