Celle qui parlait à l’oreille des fleurs
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Dans un havre de paix, entre mer et soleil,
Sur un coteau fleuri, inondé de lumière,
Elle rêvait d’amour et d’un monde vermeil
Qui aurait embrassé jusqu’à la terre entière.
Elle se levait tôt pour goûter chaque jour,
Elle allait au jardin dès que pointait l’aurore,
Elle parlait aux fleurs en en faisant le tour,
Leur exprimant ses vœux comme au dieu qu’on adore.
Les fleurs étaient pour elle en ces moments de grâce
Signe d’une présence, d’un renouveau certain,
Car du creux de l’hiver et tous les jours de glace,
Elles gardent l’espoir de refleurir soudain.
Elle parlait aux fleurs, leur disait son amour
Et la séparation de cet ami lointain,
Elle chargeait le vent qui soufflait alentour
D’aller porter vers lui leur baume et leur parfum.
