Mots narquois
Les mots embourbés viennent à ma table,
Au bord de l’écritoire, un peu narquois.
Ils entament une fière farandole qui
En s’éparpillant dans les notes flottantes
Me noient dans une indolence doucereuse.
Où sont passées les neiges tremblantes ?
Ou sont passées les érables de mes enfances.
Les mots à présent s’interpellent entre eux sans me voir,
Pire, ils s’entremêlent et dédaignent mes vers d’ivoire.
J’ai dû blesser les muses pour en être là, si pantois ;
J’en appelle donc à d’autres Dieux ; ne plus sentir
Le grand vent de l’écriture griffe mon âme.
Pan, et Syrinx l’insoumise, visitez-moi !
L’imaginaire s’effiloche, l’encre se dessèche
Au bord de l’écritoire, un peu narquois.
Ils entament une fière farandole qui
En s’éparpillant dans les notes flottantes
Me noient dans une indolence doucereuse.
Où sont passées les neiges tremblantes ?
Ou sont passées les érables de mes enfances.
Les mots à présent s’interpellent entre eux sans me voir,
Pire, ils s’entremêlent et dédaignent mes vers d’ivoire.
J’ai dû blesser les muses pour en être là, si pantois ;
J’en appelle donc à d’autres Dieux ; ne plus sentir
Le grand vent de l’écriture griffe mon âme.
Pan, et Syrinx l’insoumise, visitez-moi !
L’imaginaire s’effiloche, l’encre se dessèche
