Inexorablement
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Le printemps reverdit
Les arbres de l'hiver,
Les bourgeons engourdis
Remettent le couvert ;
Quelques fleurs en avance
À pleins poumons respirent
La chaleur qui s'avance
Dans un premier soupir ;
Les oiseaux étonnés
Jouent à saute-moutons
Et rêvent d'une année
Sans l'ombre d'un chaton ;
Le vent semble joyeux
De parcourir le monde
Et fait sécher les yeux
Des muses vagabondes ;
Les hommes sont heureux
Et rient avec les filles,
Ils tombent amoureux
Pour une pacotille.
Sur la terre encor nue
Il pousse des serments
Et la vie continue
Inexorablement !
Les arbres de l'hiver,
Les bourgeons engourdis
Remettent le couvert ;
Quelques fleurs en avance
À pleins poumons respirent
La chaleur qui s'avance
Dans un premier soupir ;
Les oiseaux étonnés
Jouent à saute-moutons
Et rêvent d'une année
Sans l'ombre d'un chaton ;
Le vent semble joyeux
De parcourir le monde
Et fait sécher les yeux
Des muses vagabondes ;
Les hommes sont heureux
Et rient avec les filles,
Ils tombent amoureux
Pour une pacotille.
Sur la terre encor nue
Il pousse des serments
Et la vie continue
Inexorablement !
De circonstance, peut-être ?
