Excalibur
4
Un beau vers chatouillait mon esprit tout à l'heure,
Mais le voilà parti, quand donc reviendra-t-il ?
Des bribes de pensées s'envolent en exil ;
Que peu m'importe, il n'en résulte aucun malheur.
Nos crânes sont comme les cages des oiseaux,
Leurs murs percés de courants d'air ; les idées volent
Et nous voici bien allégés quand caracolent
Le chêne rigoureux et le souple roseau.
Dans cette fantaisie se retrouvent joyeux
Ces parts que le furieux avait un jour tranchées ;
Dominé par la rage, il avait ébranché
Les arbres de racine au faîte des cieux.
Mais la pluie réunit les amants au printemps
Afin d'unir demain aux coupures d'antan.
Mais le voilà parti, quand donc reviendra-t-il ?
Des bribes de pensées s'envolent en exil ;
Que peu m'importe, il n'en résulte aucun malheur.
Nos crânes sont comme les cages des oiseaux,
Leurs murs percés de courants d'air ; les idées volent
Et nous voici bien allégés quand caracolent
Le chêne rigoureux et le souple roseau.
Dans cette fantaisie se retrouvent joyeux
Ces parts que le furieux avait un jour tranchées ;
Dominé par la rage, il avait ébranché
Les arbres de racine au faîte des cieux.
Mais la pluie réunit les amants au printemps
Afin d'unir demain aux coupures d'antan.
