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Poème écrit par Tomdubor

Echantillons d'un beau radar

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Dans la nuit un poème me livre ses étoiles
Imprimant sur ma peau des foyers de cosmos
Je tourne dans le noir et mon esprit s'emballe
Perdu dans l'infini où la beauté se chausse

J'oublie les récurrences des locutions stagnantes
Les propos qu'on murmure par frayeur du silence
Les notions de devoir, de raison, de finance
Où tout ne fait plus qu'un, la joie est dévorante

Je bénis la nature et son froufrou sauvage
Le langage des branches aux gestes pleins de grâce
L'univers sans pareil ne me donne pas d'âge
Me dit humble mortel suspendu dans l'espace

Je l'accepte et je danse comme à la dernière heure
Pour le jus d'une ivresse fièrement éphémère
J'embrasse mes deux mains, les pose sur mon cœur
Puis les tend vers le ciel, mon amour tout offert

C'est un échantillon tiré de mon passé
Lorsque toute mon âme ne pensait qu'à aimer
J'en garde sur mes joues des poussières de sphères
Des traînés de comète que mes notes libèrent

Et devant vos tympans, devant votre regard
Ma passion se réveille, je suis à nouveau nu
Vous êtes des planètes contagieuses d'espoir
Je me plais près de vous et vos feux méconnus

Un pied dans la cité, l'autre sur le soleil
Les causes et les effets me chahutent sans gants
Nos actions relatives me semblent des abeilles
Assourdies de leur vol au but avilissant

Je n'ai plus de fous rêves, d'horizon fantasmé
La foule gesticule, je m'y sens étranger
Vivre jusqu'à cent ans, ou trépasser demain
Cela m'importe peu, j'ai tant jouis du festin

Sans horaire, sans patron, j'invente des musiques
Des strophes de frisson, des esquisses de neige
Ma vie peut être pauvre, mais jamais en panique
Puisque sous mes paupières Vénus est en arpège

Un seul vertige, un seul, me bouscule souvent
Des courbures de lune s'élevant en fumée
Une paume fragile me frôlant doucement
Un rire d'oasis prestement dispersé

C'est un échantillon tiré de mon présent
Où mon âme têtue s'obstine à tout aimer
Contente de ses joues aux poussières de sphères
Ses traînés de comète que mes notes libèrent

Et devant vos tympans, devant votre regard
Sa passion se réveille, elle veut se montrer nue
Vous êtes des planètes selon son fin radar
Des astres de la vie, uniques et imprévus

Tous droits réservés © Poème posté le 20/03/2021 par Tomdubor

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