L'âge d'or
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A l’âge d’or de l’inconscience,
Le printemps brodé dans les yeux,
Nous prêtions des serments immenses
D’un cœur neuf, pur et lumineux.
Marmots sans masques ni soucis,
De jeux fougueux sur les chemins,
Nous courions débordants de vie
Sur les trottoirs des lendemains.
Ce qui en nous était tendresse,
Brillant soleil, bonheur latent,
N’est aujourd’hui qu’une caresse,
Qu’un baiser perdu dans le vent :
Sous les arbres aux torses noirs
Vont désormais nos existences
Égarées souvent dans des soirs
Où déconcertées elles pensent :
Bien sûr Avril reste radieux,
Et l’été revient toujours blond,
Il erre pourtant un adieu
En toute barque et tout bourgeon.
Chaque heure nous semble sonnée,
Qu’on sait prolonger ne pouvoir,
Notre innocence décimée
Gît au fond de notre mémoire.
Revivre la douce insouciance…
Mon Dieu... Refleurir à l'aurore
Derrière les haies de l’enfance,
Dans ce temps sans passé encore !
Le printemps brodé dans les yeux,
Nous prêtions des serments immenses
D’un cœur neuf, pur et lumineux.
Marmots sans masques ni soucis,
De jeux fougueux sur les chemins,
Nous courions débordants de vie
Sur les trottoirs des lendemains.
Ce qui en nous était tendresse,
Brillant soleil, bonheur latent,
N’est aujourd’hui qu’une caresse,
Qu’un baiser perdu dans le vent :
Sous les arbres aux torses noirs
Vont désormais nos existences
Égarées souvent dans des soirs
Où déconcertées elles pensent :
Bien sûr Avril reste radieux,
Et l’été revient toujours blond,
Il erre pourtant un adieu
En toute barque et tout bourgeon.
Chaque heure nous semble sonnée,
Qu’on sait prolonger ne pouvoir,
Notre innocence décimée
Gît au fond de notre mémoire.
Revivre la douce insouciance…
Mon Dieu... Refleurir à l'aurore
Derrière les haies de l’enfance,
Dans ce temps sans passé encore !
