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Regarde

Regarde, marche donc la nuit, à ta rencontre. Blême, grise, vernie, luisante de tes cheveux. Ses sorts ondulent contre ta paume qui s’élève et perd le chemin de tes os. Rêches, drues, crépis, tes cernes, atroces de volupté, surgissent comme le premier nuage d’automne. Autour, tout autour, des résidus sauvages s’amassent pour masquer l’impensable. Toi, l’inconnu, tu côtoies des planètes nouvelles. Reviens nous à temps. Retiens nous encore.

© Poème posté le 01/03/2021 par Ophelio

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