Révélation
9
La rosée que l'aurore abandonne aux chemins
Frémit de ces clartés entrevues, devinées,
Qui ont fait leur demeure en de lointains jardins
Où les éternités sont comme retirées.
La fontaine scellée dans la pierre des jours
A ce galbe vieilli des longs soirs de silence
Où le soleil rasant touche le fond des cours
D'une ombre qui revêt les ailes de l'absence.
Le murmure effleuré des ruisseaux vagabonds
Garde en sa transparence un reflet de la grâce
Du ciel bleu des prairies, des courbes des vallons,
De l'ondée qui s'en va, de la brise qui passe.
Il faut les hauts ravins cachés dans les forêts,
Les gorges, les torrents, le roc nu de leur course,
Le vertige ébloui des à-pics, des sommets,
Pour trouver et goûter la force de la source.
Frémit de ces clartés entrevues, devinées,
Qui ont fait leur demeure en de lointains jardins
Où les éternités sont comme retirées.
La fontaine scellée dans la pierre des jours
A ce galbe vieilli des longs soirs de silence
Où le soleil rasant touche le fond des cours
D'une ombre qui revêt les ailes de l'absence.
Le murmure effleuré des ruisseaux vagabonds
Garde en sa transparence un reflet de la grâce
Du ciel bleu des prairies, des courbes des vallons,
De l'ondée qui s'en va, de la brise qui passe.
Il faut les hauts ravins cachés dans les forêts,
Les gorges, les torrents, le roc nu de leur course,
Le vertige ébloui des à-pics, des sommets,
Pour trouver et goûter la force de la source.
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