Ne faites point pleurer mes notes de musique,
Leur cœur est une muse, elle chante pour vous.
Ne les soumettez point au silence lyrique !
Quelques pleurs seraient mieux qu’un soupir à genoux.
Les crues de ma muse coulent comme un torrent,
Un fleuve d'arpèges ruisselle dans ses veines,
L’aède-troubadour crie comme mille hyènes.
Ne faites point pleurer mes mots de poésie,
Leur âme est une rime, elle déclame en vous.
Ne les rangez point comme un papier fantaisie !
Quelques faux poètes en deviendraient jaloux.
À l’aube des notes, des mots… l’artiste apprend ;
Au midi de sa quête… il improvise, il ose.
La nuit, apportera-t-elle l’apothéose ?
* Ce poème est dédié à tous les poètes et musiciens ayant mis tout leur cœur et leur talent à nous offrir leurs œuvres intimes, mais malheureusement, ils n’ont pas été lus ou écoutés dans leur vivant.
