De leurs lamentos harmonieux
Les arbres enlacent les cieux.
Pleuvent des perles enchantées
Sur les doux feuillages dorés.
Sur la terre alanguie, meurtrie
Par les pleurs de la nuit navrée
S'embrume la belle éternité
De gris et d'or évanouis.
Dans le triste jour révolu
Dont les larmes émerveillées
Scintillent dans l'éther doré
Le temps grisé est suspendu.
De leur ramure ensoleillée
Les fûts peinés portent les cieux.
Rayonnent les blanches clartés
Dans les bois lumineux radieux.
