Les vagues
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Les vagues de la mer miroitent au soleil
La brume disparaît, s'affine clandestine
S'envole vers l'orient, d'une danse divine
Vers l'ancien ponton au long cordage vieil
Miel des cieux azurés aux levants indiscrets
Voile de plénitude en si belle attitude
Les mouettes volent leurs cris en altitude
Dans un si beau ballet, ivres comme soulées
Miroitent au soleil les vagues de la mer
Dans un balancement infiniment amer
Je regarde le ciel en parfaite hébétude
En ce sillage pur, mon âme plénitude
Court au-delà, bien loin, des mornes habitudes
Vers l'unique voyage insondable mystère
