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Le gambit et le roque
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( A S. Freud )


Lourd, suggéré d’une pensée,
Lorsque j’errais,
Un silence à l’aile insensée,
Ma vie ansa…

Tu tiens du charme aux noires pestes
Les yeux du chat ;
Si bas lancé le gant tu restes
Ma fiancée ;

Aux jours tragiques, trop ému,
J’ai réagi
De larges éclats dont j’ai mû
Ton pieux Gizeh.

Qui pourra deviner le sens ?
L’aura de vies,
Telle volute au feu d’encens,
Flotte, évolue.

Et j’ai tant tu cette ordalie,
Ne l’entends-tu ?
Quand, dans ce heurt qui fut et lie,
L’antan se meurt…

Comme outragé de ma folie,
Encouragé,
Je sème à ta mélancolie,
Qui s’aimanta

Au dard pointé de nos compas
Désappointés,
Les fleurs du feu de l’ancolie
Où s’égarent mes pas.

Ainsi ces sons flanqués, baroques,
Ici cessons !
Sauver les échecs par des roques
Est malaisé.


Feu la fée et les pleurs !
Fors la peur, l’aulofée
Fut belle, de nos cœurs…

© Poème posté le 10/01/2021 par Salus

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