Janvier
5
Sur la terrasse, un éclat de soleil boiteux,
Nimbe mes doigts, hébétés en ce matin.
Janvier, en ses oripeaux presque heureux
Fredonne, de savoureux frissons en satin.
Mutisme, en ce jardin jusqu'alors fébrile,
Le jasmin soupire, simulant le reflet des anges,
Ces murmures inlassables mélangent
Les effluves sucrés en léger babil.
La rose quatre saisons, écarlate, n'ose
Poindre son pétale...douce pose.
En mémoire lointaine, le froid de Janvier
Cueille la rosée argentée, en doux poudrier,
Telle une nuée brumeuse, la goutellette
Se faufile en doucereuse larme discrète.
Sur la terrasse, le givre colore le bougainvillier
Acquiescant son ballet rosacé,
En un fragile halo de l'aurore détrempée,
L'oremus infime emousse la nouvelle année.
Nimbe mes doigts, hébétés en ce matin.
Janvier, en ses oripeaux presque heureux
Fredonne, de savoureux frissons en satin.
Mutisme, en ce jardin jusqu'alors fébrile,
Le jasmin soupire, simulant le reflet des anges,
Ces murmures inlassables mélangent
Les effluves sucrés en léger babil.
La rose quatre saisons, écarlate, n'ose
Poindre son pétale...douce pose.
En mémoire lointaine, le froid de Janvier
Cueille la rosée argentée, en doux poudrier,
Telle une nuée brumeuse, la goutellette
Se faufile en doucereuse larme discrète.
Sur la terrasse, le givre colore le bougainvillier
Acquiescant son ballet rosacé,
En un fragile halo de l'aurore détrempée,
L'oremus infime emousse la nouvelle année.
