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La force de la fragilité
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J’ai tenu dans ta main
Comme une fleur de papier
Qui sous l’habitude
Protégeait des grands vents

Je n’avais qu’à ouvrir
Mes pétales sans bruit
Pour voir un demain
Familier et docile

Mais moi, je rêvais grand,
À l’heure où tout s’éteint
Mais moi, j’étais folle,
De l’été et du monde

Le soir quand on se couchait
Dans cet amour serein
J’étendais mes ailes
Au son de la liberté

J’aurais pu partir loin
Dans mes petits souliers
À l’abri de tes mots
À l’abri des dangers

Mais je suis partie pieds nus
Pour ne pas te réveiller
En mouillant un pétale
De mes adieux, sans bruit .


© Poème posté le 03/01/2021 par Fee de ble

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