Sans peur sans bruit
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Mon ami frappe à mon volet
Lorsque derrière, restée close,
Ma porte retient, étouffée,
La mélodie d’heures moroses.
Son secours est comme l’aubaine
Dans l’été chaud d’un courant d’air,
D’un frais ruisseau, d’une fontaine
D’une oasis dans le désert.
Il rit des maux quand ils m’atterrent
Avec cet aplomb des enfants
Qui en chantant partaient en guerre
Tout en gaieté et insouciants.
Des mots muets de son regard
Il déplie doucement mes ailes,
Me tient le bras dans le brouillard
Que ne peut percer mes prunelles.
Quand je retrouve la parole,
C’est que j’ai glissé sous son toit,
Qu’il m’a prêté sa chère épaule
Qui porte et jamais ne déçoit.
L’un envers l’autre sentinelles,
Dans leur irréductible alliance,
Quand d’autres fuient, eux sont fidèles :
Nos cœurs n’ont aucune distance.
Ainsi quand s'invite à son tour
Semblable malheur dans sa vie,
Je suis présent de mon amour,
Le partageant, sans peur, sans bruit.
Lorsque derrière, restée close,
Ma porte retient, étouffée,
La mélodie d’heures moroses.
Son secours est comme l’aubaine
Dans l’été chaud d’un courant d’air,
D’un frais ruisseau, d’une fontaine
D’une oasis dans le désert.
Il rit des maux quand ils m’atterrent
Avec cet aplomb des enfants
Qui en chantant partaient en guerre
Tout en gaieté et insouciants.
Des mots muets de son regard
Il déplie doucement mes ailes,
Me tient le bras dans le brouillard
Que ne peut percer mes prunelles.
Quand je retrouve la parole,
C’est que j’ai glissé sous son toit,
Qu’il m’a prêté sa chère épaule
Qui porte et jamais ne déçoit.
L’un envers l’autre sentinelles,
Dans leur irréductible alliance,
Quand d’autres fuient, eux sont fidèles :
Nos cœurs n’ont aucune distance.
Ainsi quand s'invite à son tour
Semblable malheur dans sa vie,
Je suis présent de mon amour,
Le partageant, sans peur, sans bruit.
