Reflets
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La pinède se dodeline, indecemment,
Sur les chemins, la pluie se presse, bruyamment,
Et l'horizon, au loin, s'immortalise morose,
Des nuages, à l'écho sourd, s'accordent morose.
Un frisson de gouttelettes, frôle mes doigts,
J'embrasse la mémoire d'automne, aux abois.
Le tremolo du chêne, déposséde mes pensées.
Le temps s'enfuit, absolu. En espérance indicible.
Le ciel, solitaire poursuit son feuillet par hasard.
Une orbe, émue, s'élargit au tomber d'une goutte.
Reflets embués en soupirs, il est déjà trop tard,
Sur mes doigts mouillés, s'effleure le doute.
