Les tortues se posent en statue à dérider
Sur l'îlot de pierre du bassin de ciment,
Puis de leur chair grasse se mettent à déployer
Leur carcasse toiture en un mouvement lent.
Tout pourrait s'arrêter en une fixation,
A tout moment comme si la vie s’oubliait,
Emprise au soleil d'une éternelle question,
Tout y est tout dur ou bien tout mou aux aguets.
Du ciel, elles attendent un signal inconnu,
Légères comme une paupière de blé nu,
Et leur corps habite un nuage ensommeillé.
Je me sens transporté, imperturbablement
Pris de lenteur, plongé dans le bassin grevé
De possibles issues, au loin évidemment.
Poème écrit par
Sébastien Bidault
Les tortues hors de l'eau
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Tous droits réservés © Poème posté le 29/11/2020 par Sébastien Bidault
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