Mémorial arménien
7
Des profondeurs de la pierre
Où les siècles sont gravés,
Le silence et la lumière
Des longs parchemins ornés
Montent, source intarissable
Qui transfigure le temps.
Et sur l'aile insaisissable
Des chants revêtus d'encens
Se tient l'aurore infinie
Venue du premier toucher
Qu'aux montagnes d'Arménie
Le ciel voulut bien pencher.
Au tréfonds de la poussière
Où les pas des déportés
Se font muette prière,
La brûlure des étés
Du désert d'Anatolie
Assèche l'azur des puits
Dont la sève est abolie,
Car sous le manteau des nuits
Les étoiles sont figées
En d'insondables frayeurs :
Ô cruelles destinées,
Sans espoirs et sans ailleurs !
Du fin fond de la mémoire
Et des rives de l'exil,
Des méandres de l'Histoire
Et de son souffle subtil,
Des replis secrets de l'âme
Et de tout un peuple enfin,
Se dresse la pure flamme
D'un courage sans déclin
Qui, ployant sous la contrainte
Et le joug des Ottomans,
Préparait en son étreinte
La constance des vivants.
Où les siècles sont gravés,
Le silence et la lumière
Des longs parchemins ornés
Montent, source intarissable
Qui transfigure le temps.
Et sur l'aile insaisissable
Des chants revêtus d'encens
Se tient l'aurore infinie
Venue du premier toucher
Qu'aux montagnes d'Arménie
Le ciel voulut bien pencher.
Au tréfonds de la poussière
Où les pas des déportés
Se font muette prière,
La brûlure des étés
Du désert d'Anatolie
Assèche l'azur des puits
Dont la sève est abolie,
Car sous le manteau des nuits
Les étoiles sont figées
En d'insondables frayeurs :
Ô cruelles destinées,
Sans espoirs et sans ailleurs !
Du fin fond de la mémoire
Et des rives de l'exil,
Des méandres de l'Histoire
Et de son souffle subtil,
Des replis secrets de l'âme
Et de tout un peuple enfin,
Se dresse la pure flamme
D'un courage sans déclin
Qui, ployant sous la contrainte
Et le joug des Ottomans,
Préparait en son étreinte
La constance des vivants.
Je voulais depuis longtemps écrire un texte pour rendre hommage à ce peuple grand par la force de son courage silencieux.
Je dédie ces mots plus particulièrement aux Arméniens du Haut-Karabagh, forcés de quitter leurs maisons depuis qu'un cessez-le-feu, signé sous l'égide de Vladimir Poutine, confirme ce que fit Lénine en 1920 : cette province, de culture arménienne et de peuplement arménien depuis des temps anciens, a été "donnée" par les Bolcheviks à l'Azerbaïdjan.
L'actuel président azerbaïdjanais a récemment qualifié les habitants du Haut-Karabagh de "chiens à chasser".
Et la Communauté Internationale n'a pas même bougé le petit doigt !
Je dédie ces mots plus particulièrement aux Arméniens du Haut-Karabagh, forcés de quitter leurs maisons depuis qu'un cessez-le-feu, signé sous l'égide de Vladimir Poutine, confirme ce que fit Lénine en 1920 : cette province, de culture arménienne et de peuplement arménien depuis des temps anciens, a été "donnée" par les Bolcheviks à l'Azerbaïdjan.
L'actuel président azerbaïdjanais a récemment qualifié les habitants du Haut-Karabagh de "chiens à chasser".
Et la Communauté Internationale n'a pas même bougé le petit doigt !
