La der des ders de l’ancêtre ferblantier
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Il était soudeur dans une ferblanterie
Qui vendait aux clients des outils de métal.
Bon père, bon époux, homme fort et jovial,
La vie s’écoulait sans heurt ni tracasserie.
Quand la guerre survint, c’est à la fonderie
Qu’il fut affecté pour équiper l’arsenal.
Lui, qui était issu du corps artisanal,
Sustentait désormais l’ignoble tuerie.
Il vaquait loin du front à son triste devoir,
Découpait, martelait, passait au laminoir
Cartouches et gaines d’obus de toutes tailles.
Jamais il ne parlait, pendant ses permissions,
De sa corvée dans le dépôt de munitions,
Espérant chaque jour la fin des représailles.
Lorsqu’au bout de quatre ans fut signé l’armistice,
On le félicita pour son vaillant service,
Puis il fut requis pour fabriquer des médailles.
Il rapporta chez lui des douilles inutiles
Qu’il transforma bientôt en objets plus futiles.
Les derniers reliquats finirent aux ferrailles.
Qui vendait aux clients des outils de métal.
Bon père, bon époux, homme fort et jovial,
La vie s’écoulait sans heurt ni tracasserie.
Quand la guerre survint, c’est à la fonderie
Qu’il fut affecté pour équiper l’arsenal.
Lui, qui était issu du corps artisanal,
Sustentait désormais l’ignoble tuerie.
Il vaquait loin du front à son triste devoir,
Découpait, martelait, passait au laminoir
Cartouches et gaines d’obus de toutes tailles.
Jamais il ne parlait, pendant ses permissions,
De sa corvée dans le dépôt de munitions,
Espérant chaque jour la fin des représailles.
Lorsqu’au bout de quatre ans fut signé l’armistice,
On le félicita pour son vaillant service,
Puis il fut requis pour fabriquer des médailles.
Il rapporta chez lui des douilles inutiles
Qu’il transforma bientôt en objets plus futiles.
Les derniers reliquats finirent aux ferrailles.
Mon premier sonnet estranlot
2 quatrains suivis de 4 tercets
2 quatrains suivis de 4 tercets
