La quiétude du ciel au loin m'apaise
Et ce petit nuage caresse, élégamment
Sans s'inquiéter du noir cirrus, imposant
Qui farde la brume à son aise.
Dans l’herbe de la fin d'été, où le serment se souvient
Je pense à la clarté des frissons raffinés, avides
De tes baisers gourmands sur le trèfle humide
Où je savais, au divin de ta bouche, y perdre ma main.
L'exquise chaleur immortalise sa traîne de nuage
Les marronniers jouent de l'ombre, et ton ombre s'envole
Sur l'horizon susurré, prêt à prendre son envol
Le secret affole, et le ciel devient peu sage
Les échos lointains murmurent morose
Une complainte froide, étirée en osmose
La quiétude du ciel au loin, s'enrage.
