Tempus fugit
5
Surtout ne pas vouloir briguer l’éternité !
Vivre résolument ce qu’il reste du temps,
Savoir qu‘on est trop peu pour tant de vanité
Mais redouter l’hiver, regretter le printemps.
Combien de soleils se sont levés sur ma vie ?
Te souviens-tu, mon cœur, de toutes leurs promesses ?
Tu parcourais le monde au gré de tes envies,
Te gavant des lubies de la folle jeunesse.
Mon été radieux fut comblé de bonheur.
Dans la terre fertile a poussé le bon grain.
Les frondaisons fleuries connurent la chaleur
Qui mûrit de doux fruits à portée de ma main.
Mais voici la saison mordorée des fauvistes
Sous un ciel grisonnant rayé d’oiseaux sauvages
Au départ vers le sud. Pouvoir suivre leurs pistes
Pour trouver à nouveau de verdoyants rivages !
Vivre résolument ce qu’il reste du temps,
Savoir qu‘on est trop peu pour tant de vanité
Mais redouter l’hiver, regretter le printemps.
Combien de soleils se sont levés sur ma vie ?
Te souviens-tu, mon cœur, de toutes leurs promesses ?
Tu parcourais le monde au gré de tes envies,
Te gavant des lubies de la folle jeunesse.
Mon été radieux fut comblé de bonheur.
Dans la terre fertile a poussé le bon grain.
Les frondaisons fleuries connurent la chaleur
Qui mûrit de doux fruits à portée de ma main.
Mais voici la saison mordorée des fauvistes
Sous un ciel grisonnant rayé d’oiseaux sauvages
Au départ vers le sud. Pouvoir suivre leurs pistes
Pour trouver à nouveau de verdoyants rivages !
