Il a mis de la couleur sur le bord de la rivière,
sur un vieux bout de ficelle il a accroché un fer à cheval et quelques cailloux de formes étranges.
Il a semé des marguerites et planté là trois pousses de bambou.
Il a repeint en bleu et vert le vieil arbre mort.
La voie ferrée regarde d'un air désaffecté grandir ce petit jardin nommé « paradis ».
Émeraude, la Meuse endormeuse y a perdu un bras, il croupit sous le vieux pont nommé « le bain des soldats ».
Chaque fois que j'y viens un héron me cède la place. Ce midi, l'ombre des roses trémières ondule sous le vent tiédi de septembre.
