Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

Balade vespérale
2




Déjà le soir descend, dans l’air les complies sonnent.
Le temps a dénoué, amis, nos liens étroits.
Les miens sont éloignés, je n’étreins plus personne
Et en mon cœur l’amour, comme le jour, décroit.

Le lointain assourdit un orage qui tonne
Mais non ! ce roulement criard n’est qu’un charroi
Qui entre, en ferraillant, dans le village atone
Par la route empierrée où souffre un Christ en croix.

Mon bras est parcouru d’un baiser inhumain
Mon vieux chien, compagnon qui ne geint ni ne jappe
Tente de m’exhorter à me mettre en chemin

Et bientôt nous sortons, moi reclus sous ma cape
Lui, trouant du museau la brume qui nous happe.
J’enserre mon bâton comme on serre une main.

© Poème posté le 21/08/2020 par Gkak

...
× Illustration agrandie