L'oiseau-parasol
Dans le dru chaos balnéaire,
Enfoncé dans le sable chaud,
Face au large, rêvant de haut,
Un parasol se désespère.
Le vent d’ouest entend son tourment
Et vient arrondir ses baleines
L’arrachant soudain, quelle aubaine,
A la foule des estivants.
Passant la dune et son versant,
Voltigeant pied par-dessus tête,
Rien ne compte ni ne l’arrête
Que d’atteindre le firmament.
Au soleil, les propriétaires,
Privés d’un repos paresseux,
Sur leurs jambes en moins de deux,
Ragent en lui courant derrière !
Mais détaché, lui n’en a cure
Et vole dans le seul appel
Des quelques nuages d’un ciel
Où il poursuit son aventure.
Au-dessus d’indécents gros mots,
Toujours à son rêve pendu,
Dégrafant son pied superflu,
Là-haut il devient… un oiseau !
Enfoncé dans le sable chaud,
Face au large, rêvant de haut,
Un parasol se désespère.
Le vent d’ouest entend son tourment
Et vient arrondir ses baleines
L’arrachant soudain, quelle aubaine,
A la foule des estivants.
Passant la dune et son versant,
Voltigeant pied par-dessus tête,
Rien ne compte ni ne l’arrête
Que d’atteindre le firmament.
Au soleil, les propriétaires,
Privés d’un repos paresseux,
Sur leurs jambes en moins de deux,
Ragent en lui courant derrière !
Mais détaché, lui n’en a cure
Et vole dans le seul appel
Des quelques nuages d’un ciel
Où il poursuit son aventure.
Au-dessus d’indécents gros mots,
Toujours à son rêve pendu,
Dégrafant son pied superflu,
Là-haut il devient… un oiseau !
