Tendre naïve
L'amour est léger comme le papillon qui se pose sur la rosée
Il bat des ailes et son subtil envol fait se pâmer la belle
Son cœur palpite au doux nom du soupirant qui met en émoi
La jeune ingénue qui ne connaît point les caprices des amants
Elle rêve dans sa chambre de voir apparaître près de son lit
Le fringant et beau jeune homme lui déclamant sa flamme
Elle rougit de l'hardiesse d'un tel procédé mais lui pardonne
La chose, l'amour a des motifs abscons que la raison ignore
Hélas pour la tendre naïve, ce n'est qu'un fugace songe
La réalité du matin met fin aux troubles de la nuit
Comment peut-elle espérer l'amour d'un galant prétendant
Quand le reflet du miroir fait entrevoir une fâcheuse disgrâce !
Le réveil fut rude ! Aux côtés de la demoiselle, une horreur !
Un affreux individu atteint de priapisme, affichant l'objet
De tous les fantasmes, que la chose est étrange et singulière
Mais pour la gente dame, ne dit-on pas que l'amour est aveugle !
