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Et mille nez, lits... gants
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Holà ! Comme la vie a passé vite !
Mon nez est un jardinet de long poil.
Holà ! Comme la vie a passé vite !
M'en vais-je vers ce lieu triste et final
Pour l'ancrage de ma vie et ma bitte ?

Ne jugez point l'esprit de ce poème,
C'est ma pensée gisante sur mon lit.
Ne portez point le poids de ce poème,
Je suis un poète maudit ; ci-gît !
Là-haut, apportez-moi un chrysanthème.

Je mets des gants blancs pour l'infinité,
Vivez, car la vie ne tient qu'à un fil !
Je mets des gants blancs pour l'éternité.
Mon esprit : où est-il ? Où erre-t-il ?
Il est dans les muses de la cité.

Holà ! Comme la vie a passé vite !
Mon nez est un jardinet de long poil.
Holà ! Comme la vie a passé vite !
M'en vais-je vers ce lieu triste et final ?
Là où l'on s'ennuie, là où l'on se quitte !...





Ceci n’est pas une satire, mais un éloge sincère du poète Émile Nelligan (Et mille nez, lits... gants) dont j’ai beaucoup d’admiration. Inspiré de son poème (Soir d’hiver).

https://lespoetes.net/poeme.php?id=2450&cat=ph




Tous droits réservés © Claude Lachapelle / août 2020

© Poème posté le 06/08/2020 par Claudel

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