Luxure
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J’aime la peau haute des cuisses
Et le mystère à tes yeux doux
Cachant l’inchaste d’un feu roux
Dans les promesses de supplices
Dont l’attente aiguise le pal
Que ta fausse innocence érige
En une turgescente tige
Grise et rouge d’être ton Graal
Quand ton œil brillant me convie
A ces fêtes fastes du nu
Quand ton corps s’ouvre en bienvenu
Mon cœur se cabre et luit ma vie
Au fureurs de l’ancien brasier
Cette flamme toujours vivante
Qui croît depuis qu’Eve l’évente
Et consume en ton chemisier
Au creuset de cette échancrure
Le bois dur de mes désirs fous
Alimentés par tes froufrous
Qui me sont délice et torture
A l’orée où rient nos ébats
Toi rouée et fausse tu rues
Attitudes fières et crues
Qui font voir le haut de tes bas
J’aime ô chérie échoir des pentes
Et des monts si vertigineux
Qui parsèment ton sinueux
Epiderme d’armes latentes
Si tu m’autorises jouer
De tes sens féale et charmante
Ou plus impitoyable amante
De l’amour qu’il faut te vouer
Pour jouir aux larmes ensemble
Belle étincelle tu prendras
Feu comme un elfe en mes grands bras
Qui caressent tout ce qui tremble…
