La montagne
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Au détour d'un chemin, c'est la sève des pins
Qui ouvre les narines à cet air plus léger
Vivifiante senteur, vers la rude montée
Le ruisseau s'est chargé d'un débit vrombissant
Le torrent maintenant court à travers les rocs
Les gros blocs de granit endurent tous les chocs
Racine de réglisse entre les dents coincée
C'est le dernier effort, le refuge est tout prêt
Une eau turquoise et fraiche en ces quelques laquets
Pour un bon bain de pieds, repos bien mérité
Liseré de soleil ourle les hauts sommets
Les derniers rayons d'or avant notre arrivée
