Quel sacré dans son corps conserve la momie,
Vide par le vieux crâne inhibant une peur ?
De quels violés serments sa finale froideur
Fait cet apaisement à ce qui fut ma mie ?
Gouffre, harpies, violence, ô paisible ennemie,
Tu pionces, ô mon deuil, plus courbé qu'une fleur,
Quand dans ce vaste oubli le rêve faux, hâbleur,
M'attire sur ton cœur juste à peine, à demi.
Pionceuse, vieil amas de bogues et chardons,
Ton sommeil éternel n'appelle plus pardons,
Ô truie que nulle volupté un jour ne frappe,
Qui d'esprit n'eus pas plus que de jambes un ver,
Ton cadavre s'écoule en une ultime nappe,
Fuit ; ta carcasse fuit, et je chante en enfer.
