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La pionceuse

Quel sacré dans son corps conserve la momie,
Vide par le vieux crâne inhibant une peur ?
De quels violés serments sa finale froideur
Fait cet apaisement à ce qui fut ma mie ?

Gouffre, harpies, violence, ô paisible ennemie,
Tu pionces, ô mon deuil, plus courbé qu'une fleur,
Quand dans ce vaste oubli le rêve faux, hâbleur,
M'attire sur ton cœur juste à peine, à demi.

Pionceuse, vieil amas de bogues et chardons,
Ton sommeil éternel n'appelle plus pardons,
Ô truie que nulle volupté un jour ne frappe,

Qui d'esprit n'eus pas plus que de jambes un ver,
Ton cadavre s'écoule en une ultime nappe,
Fuit ; ta carcasse fuit, et je chante en enfer.
A la manière de Paul Valéry : "La dormeuse"

Voir : https://lespoetes.net/forumvoirtopic.php?t=3822

© Poème posté le 14/07/2020 par Jim

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