La nuit
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La pénombre du monde inonde mappemonde
L'ombre du soir tombe rasant le paysage
Tout est calme et tranquille au-dessus du rivage
Volent les oiseaux noirs, leurs ailes frôlant l'onde
Là, comme un ostensoir, le palmier frémissant
Bouge son doux feuillage à l'ourlet de la nuit
Rêvant d'un rêve sage et puis, plus aucun bruit
En douces harmonies, s'effiloche le temps
Le clapotis de l'eau sous la lune argentée
Brillant en ses reflets, vient nous lécher les pieds
Quand les nues caressent, frissons du soir venu
Comme un vent frais au loin, une brise marine
Nous chante la chanson, d'un vaisseau au long cours
Dans les bruines fines, égaré pour toujours
