Larme
1
Sous un maquillage heureux grandit une larme. Née à l’aube des premières souffrances, elle sait se déguiser. Devant les autres, elle disparaît. Support de mes paupières, elle me rassure dans ma détresse. Une souffrance réduite au silence. Apparaît son ombre au rythme que la nuit tombe. Au crépuscule, bien plus qu’une, elles ne cessent de se rependre.
Tu envahis mes yeux d’un miroir d’eau. Tu dessines sur ma peau un tableau. Fragile, l’enveloppe de mon coeur se gondole. Se déchire. Teintée de noire, symbole de nulle lueur d’espoir, je te retiens, t’efface, te cache. Insistante, tu ne me lâches.
Tu envahis mes yeux d’un miroir d’eau. Tu dessines sur ma peau un tableau. Fragile, l’enveloppe de mon coeur se gondole. Se déchire. Teintée de noire, symbole de nulle lueur d’espoir, je te retiens, t’efface, te cache. Insistante, tu ne me lâches.
